Ô Salagadou, la menchikbou, la Bibidi Bobidi Bou

Ô Salagadou, la menchikbou, la Bibidi Bobidi Bou

De Vous à Moi tout simplement

Petite je me prenais pour une Princesse et je rêvai à qui viendrait m'emmener.
Aujourd'hui je n'ai rien d'une Princesse, mais j'ai trouvé mon prince.
J'écris pour ne parler de rien. Je n'ai la prétention de n'être personne d'autre qu'un petit bout de femme.
Je suis bien trop rêveuse et manque de « couilles » pour réaliser mes rêves. Ce n'est pas permis de rêver comme ça quand on manque autant de cran.
J'ai peur des araignées seulement depuis mes 16 ans (un déclic faut croire), je parle à mon chat en anglais pour qu'il soit bilingue, et je crois encore que « dans la vie faut pas s'en faire ».
Autant de trucs loufoques, pour quelqu'un qui veut devenir une « grande personne »

Voyez par vous même ...

Mღrie

# Posté le mardi 27 novembre 2007 08:50

Modifié le dimanche 28 septembre 2008 09:55

Je vis dans un monde étrange...

Je vis dans un monde étrange...


Je suis une drÔle de fille. J'ai beau grandir, je crOis tOujOurs aux Princes et aux Princesses, aux crapauds et aux dragOns aussi. Car il n'y a pas de Prince sans crapaud. Et pas de Princesse nOn plus sans dragOn.

La réalité est telle que je devrai arrêter de me bercer dans mes illusions. Je suis peut être défaitiste pOur tOut, mais en Amour je suis une grande optimiste. Ce n'est pas tant d'avOir été élevée aux cOntes de fées, lOin de là, mais je crOis que je suis amOureuse des belles histOires d'amOur. Oui je suis amOureuse de l'AmOur avec un grand "A".

Oui je sais ce que vOus pensez: "La pauvre fille, persOnne ne l'a prévenu, le Prince Charmant il n'existe pas!"
C'est gentil à vOus de vOus inquiéter pOur mOi, mais en fait je suis déjà au cOurant, et je n'ai eu besOin de persOnne pOur le décOuvrir.

Je ne rêve pas nOn plus au Prince qui sur sOn cheval blanc viendrait m'arracher aux griffes du dragOn qu'est ma vie quOtidienne.

NOn, rien de tOut cela. Je ne sais pas, c'est juste que tOut dans ce mOnde devient mOche et que j'ai l'impression que la seule chOse qui puisse sauver tOut ça c'est l'amOur. L'amOur de tOut, de sOi, des autres.
Et le rOmantisme c'est quOi au juste!? Je ne sais même pas. VOyez vOus même, je trOuverai plus rOmantique d'être demander en mariage au rayon des cOnserves d'un centre cOmmercial, que dans un de ces scénariOs déjà vu et revu. Entre les raviOlis et les petits pOis
Où alors le rOmantisme je ne sais pas ce que c'est...

Et puis de vOus à mOi, les Princesses autant que les Princes On sait que ça n'existe pas !!

# Posté le mardi 27 novembre 2007 09:31

Modifié le lundi 21 juillet 2008 12:10

Et moi je t'offrirai..des perles de pluie

Et moi je t'offrirai..des perles de pluie
Et moi je t'offrirai...


Elle s'était levée tôt ce matin là. Il ne faisait pas très beau. Un de ces temps, où on s'attend à voir la pluie tomber à tout instant. Elle était habillée d'une robe noire, près du corps, comme une seconde peau. Elle était belle, portait de grandes lunettes noires. De jolies chaussures à talons finissaient de sculpter ses fines jambes. Elle se tenait là, debout au milieu d'une place, une grande valise à ses pieds.
Personne dans les rues. Elle était seule. Longue silhouette noire au milieu de la place. Il est impossible de donner précisément l'heure à laquelle ces événements se déroulent. C'est une sombre fin d'après midi. Elle semble attendre quelque chose et non quelqu'un. Régulièrement elle passe ses doigts dans ses longs cheveux.
Est-elle anxieuse ? Non, elle semble plutôt pensive, droite, face à ce vieil immeuble. Puis, elle lui tourne le dos et souris. On ne peut distinguer ses yeux sous ses lunettes noires, mais on les imagine en train de briller, de tout leur éclat. Un sourire timide. Vous savez ces sourires que les gens ont aux lèvres sans s'en rendre compte, en dormant, ou encore dans le métro, perdus dans leurs pensées. Elle est heureuse. Elle ne doit même pas savoir qu'elle est en train de sourire. Elle baisse légèrement la tête et ses cheveux qu'elle venait de jeter en arrière lui tombent sur le visage.
Elle plonge sa main dans son sac. En sort un téléphone portable, et le sert fort entre ses doigts.
On sent comme une excitation dans ses gestes. Elle n'attend personne. Rien. Juste elle. Qu'elle se décide enfin à téléphoner.
C'est la pluie qu'on attendait depuis ce matin, qui la décide. Elle tombe drue. Mais c'est une pluie chaude, une pluie d'été, qui fait s'échapper la chaleur du goudron. Elle se retourne de nouveau vers le vieil immeuble, des mèches de cheveux collées au visage. Elle retire ses lunettes. Maintenant c'est certain, ses yeux sourient autant que ses lèvres. Elle les lève vers la plus haute fenêtre et colle le téléphone à son oreille. Son sourire s'entrouvre et laisse s'échapper quelques mots. La pluie les couvre.
La conversation n'a pas duré longtemps. Juste le temps de souffler ces quelques mots. Mais quels mots ? Elle range son téléphone dans le sac déposé à ses pieds et fait à nouveau dos au vieil immeuble. Elle semble excitée, elle a peur. Tremble légèrement sous la pluie mais elle n'a pas froid.
Elle est trempée. Sa robe imbibée, fait d'elle une femme nue, la dévoilant à qui passerait par là, sur cette place perdue. Ses chaussures sont maintenant dans sa main gauche. Il pleut encore plus fort. Le temps semble s'être ralentit.
Des gouttes ruissellent. Du front, au coin des yeux, des lèvres, puis contournent le menton et viennent se lotir dans le creux de son cou.
La pluie est assourdissante. Elle n'a pas entendu la porte du vieil immeuble s'ouvrir et se refermer. Elle n'a rien entendu, rien vu. Elle lui fait dos. Mais elle sent sa présence. Elle sait qu'il est là, qu'il arrive celui qui ne l'attendait pas. Elle ferme ses yeux, imagine son visage à lui, sous la pluie. Elle se retourne enfin. Elle avait raison. Il était là, sans parapluie. Il souriait. Ses yeux aussi. Pas un mot. Ils ne pourraient les entendre. Pas un geste. Ils ne se touchent pas. Pas encore.
Ils sont face à face. Se regardent, ruisselant. Ça y est, il l'embrasse sous la pluie. Les lèvres dans un même sourire. Pas un mot n'a été prononcé. Nus pieds, elle s'avance alors vers le vieil immeuble. Elle sait qu'il ne la laissera pas porter ses valises. En même temps, elle n'a rien pris avec elle. Alors il la suit. Elle leva ses yeux au ciel. Et ses larmes se mêlèrent à la pluie...

# Posté le mardi 27 novembre 2007 09:03

Modifié le lundi 04 février 2008 16:04